Date de mise en ligne : 03/07/2008.
Air du temps
La Confédération générale du travail (CGT) et la Conférence permanente des coordinations associatives (CPCA) se sont rencontrées, à la demande de la CPCA, sur la question de l’emploi dans les associations et celle du besoin de reconnaissance par les pouvoirs publics du mouvement associatif organisé.
CPCA et CGT constatent que ces deux questions sont au centre de leurs préoccupations et qu’elles partagent un grand nombre de points en commun sur ces sujets : promotion d’un emploi durable et de qualité au sein du monde associatif sur la base de projets associatifs prenant en compte les besoins sociaux ; aide publique se situant dans la pérennité des projets associatifs ; représentation institutionnalisée des acteurs de la vie associative ; représentation propre des organisations patronales de l’Economie sociale (coopératives, mutuelles, associations), dont le MEDEF ne peut prétendre représenter leurs valeurs spécifiques.
Dans le cadre des deux questions, jugées mutuellement essentielles, de l’emploi dans les associations et d’une réforme des modes de représentativité des acteurs sociétaux, CPCA et CGT ont fait le constat de leurs protestations parallèles devant le refus ministériel de se prononcer sur l’agrément de l’accord sur la formation professionnelle tout au long de la vie dans l’Economie sociale signé le 22 septembre 2006 entre trois confédérations syndicales (CGT, CFDT, CFTC) et les trois organisations groupant les employeurs de l’Economie so-ciale (USGERES, UNIFED, GEMA).
Ce refus, qui entraîne le non engagement de la procédure d’extension de l’accord, a pour objet de nier la reconnaissance, par les pouvoirs publics, des employeurs de l’Economie sociale en tant qu’acteurs autonomes de la négociation collective sur leur champ interprofessionnel, privant ainsi les deux millions de salariés de l’Economie sociale du bénéfice de l’accord.
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