Date de mise en ligne : 03/07/2008.
Air du temps
La Confédération Nationale des Radios associatives (CNRA) regroupant 260 des 600 radios associatives de France et des DOM-TOM a tenu son congrès annuel à Montpellier le week-end des 14 et 15 juin.
Les 100 radios présentes se sont montrées préoccupées par le désengagement de l’Etat du secteur culturel et de la communication. Elles se sont interrogées sur l’absence des représentants de l’Etat et des tutelles (à l’exception de Madame Bensimon – Sous-directrice de la Direction du Développement des médias) habituellement présents dans leurs congrès depuis les tous débuts de la libéralisation des ondes en 1981. Monsieur Rachid Ahrab (CSA), pour sa part, a été empêché en dernière minute. Elles sont d’autant plus préoccupées qu’au moment où elles se trouvent confrontées à la disparition des emplois aidés (deuxième poste de financement pour elles), aux retards de traitement des dossiers de subventionnement du FSER (première source de financement) et au besoin de financer dès 2009 la diffusion numérique dont on sait, désormais, qu’elle coûtera au minimum 20 millions d'euros au secteur (dans sa phase finale de déploiement), elles constatent l’absence totale de dialogue avec le gouvernement dont le premier effet patent s’est illustré par le choix d’une norme pour la diffusion numérique (le T-DMB) imposé contre l’avis du secteur de la Communication sociale de proximité qui, lui, préconisait la mise en place du DAB+.
Une grande difficulté à comprendre la réelle ampleur de la crise financière qui touchera le Fonds de Soutien à l’Expression Radiophonique (FSER) avec la disparition programmée dès 2009 des revenus publicitaires du service public dont la taxation abonde à ce jour le FSER à hauteur de 30% de son enveloppe totale.
La disparition subit, pour des raisons d’ordre technique relatives à l’application de la LOLF et de la transformation du CNC en Etablissement Public, du Compte d’Affectation Spécial (CAS) qui abritait jusqu’à présent le mécanisme de financement du FSER faisant craindre, à terme, une baisse et mise sous tutelle de leurs financements publics.
Le site de la CNRA
